Equipe de France masculine | FFBB

Equipe de France masculine

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Tombés au combat

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Un an après avoir perdu dès le match d’ouverture de l’EuroBasket, l’Equipe de France a connu le même sort à l’occasion de la Coupe du Monde. Mais si la rencontre de 2013 contre l’Allemagne avait suscité bien des inquiétudes, la prestation face à une équipe d’un tout autre standing, le Brésil, impose une toute autre lecture. "Mes sentiments sont mitigés", admettait ainsi Vincent Collet. "Je considère que tous les joueurs ont été dans l’esprit au niveau de l’investissement défensif. Mais c’est une équipe encore jeune et tout est important dans ce type de match : un ballon qui traîne, un ballon qu’on égare, peuvent faire la différence." Un ballon qui tourne autour du cercle également, comme celui sur le tir du poste de Thomas Heurtel qui aurait pu réduire l’écart à deux points à 50 secondes du buzzer. Dos au mur les Bleus ont alors joué la carte des fautes et sont finalement venus mourir à deux unités, un écart qui pourrait avoir son importance en cas d’égalité entre plusieurs équipes à l’heure des comptes.
 
Mais les calculs sont très éloignés des esprits du staff tricolore, qui voudra avant tout retenir quelques points positifs dans ce match. Le premier quart-temps aura par exemple été une belle illustration de l’efficacité à laquelle peuvent prétendre les Bleus lorsqu’ils font vivre la balle autour de leur plaque tournante, Boris Diaw. "La deuxième faute de Boris a d’ailleurs été un élément important du match", regrettait Vincent Collet. "Je ne pouvais pas faire autrement que de le protéger. Il m’a fallu le coacher alors que nous dominions. S’il avait plus joué nous aurions pu tirer un plus grand avantage de notre bon premier quart-temps." Le 18-11 des dix minutes initiales n’a pas duré et la France, plus statique, a été perturbée par l’agressivité défensive des Brésiliens. "Face à une équipe qui a des grands dessous, qui connaît ses rotations et qui est présente dans les aides, il faut les faire bouger beaucoup plus", pointait du doigt Boris Diaw. "Nous aurions pu pousser un peu plus le ballon mais cela part d’un rebond propre et ça n’a pas été le cas car ils mettent beaucoup de pression ce qui gêne les sorties", analysait Rudy Gobert, convaincant lors du premier acte.


 
Le pivot du Jazz, comme ses collègues du secteur intérieur, a en effet livré un combat courageux face à la triplette Varejao-Nene-Splitter. Au final ce trio NBA pointe à 19 points à 8/20 aux tirs même si à la longue, leur puissance s’est ressentie dans la conquête des rebonds offensifs. "Nous avons plutôt fait un bon boulot sur leurs grands puisque pas un ne met 10 points", estimait Gobert. "Mais dès que tu te relâches, tu es puni. Ils sont plus costauds et ils ont vite fait de te mettre un coup d’épaule pour te dégager." "J’avais espéré ne pas concéder plus d’une petite dizaine de rebonds offensifs. 16 c’est trop", remarquait de son côté Vincent Collet, frustré de constater que plusieurs stops défensifs accouchaient finalement de deuxièmes chances qui s’avèreront fatales. Des rebonds et la maîtrise du meneur du Barça Marcelinho Huertas, auteur de 11 points dans le dernier quart-temps.
 
Battus par un adversaire direct dans la course à la deuxième place de la poule derrière l’épouvantail espagnol, les Bleus doivent immédiatement se projeter sur leur rendez-vous avec la Serbie, très facile contre l’Egypte (85-64). "On n’a pas le temps de gamberger même si la défaite fait mal : on joue à 15h30", soulignait le sage Florent Pietrus tandis que Nicolas Batum souhaitait voir ses coéquipiers afficher un visage tout aussi combattif demain : "Ça n’affecte pas le moral mais ça énerve de perdre de deux points. Il faudra avoir la même envie et la même hargne demain tout en gommant quelques erreurs." Contre une équipe qui dominé la France l’an passé à l’Euro et il y a quelques jours en préparation, Vincent Collet attend de ses joueurs un niveau d’exigence encore plus élevé : "Nous avons été mauvais contre eux à Pau. Nous verrons si nous avons appris de cette leçon."
 
Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Auteur: 
Julien Guérineau (à Grenade)
Date d’écriture: 
Samedi, 30. Août 2014
Vignette: 
Chapeau: 
Face à un candidat au podium l’Equipe de France a échoué d’un souffle lors du match d’ouverture de la Coupe du Monde (63-65). Après un superbe premier quart-temps la puissance du Brésil, au rebond offensif notamment, a fini par peser sur les débats.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB

"Sur le papier ils nous sont supérieurs"

Corps: 
Quelle est votre réaction au forfait de Ian Mahinmi ?
 
Ce n’est jamais une bonne nouvelle car même si le joueur qu’on rappelle a fait une partie de la préparation il va falloir qu’il se remette dans le bain. Kim est arrivé hier soir et n’a pas pu s’entraîner avec nous. Donc s’il sera dans les 12 on ne compte pas trop sur lui pour le premier match. Cela modifie quelque peu la hiérarchie d’équipe. Lors de ces derniers matches, nous avons observé, regardé, hésité entre Ian et Rudy Gobert pour débuter les matches. Cette blessure va responsabiliser un peu plus Joffrey Lauvergne et Rudy. Rudy est un jeune joueur qui manque cruellement d’expérience et qui a peu joué en NBA. Nous avons le souci de le rendre efficace, rentable. On pensait que ce serait sur des périodes plutôt courtes et par la force des choses nous allons devoir les allonger. Je veux avoir une pensée pour Ian Mahinmi qui est venu quand nous étions dans la difficulté. Il est arrivé hors de forme et a beaucoup travaillé pour retrouver son niveau. Ian était effondré d’avoir à prendre cette décision.
 
Son forfait sera-t-il particulièrement pénalisant contre le Brésil, très puissant dans le secteur intérieur ?
 
Lors du dernier match contre l’Australie Ian avait donné dix bonnes minutes où il avait apporté sa puissance, son volume physique et impacté Aaron Baynes. Aujourd’hui nous allons devoir répondre au défi imposé par les Brésiliens. Le jeu intérieur est leur point fort évident. La bataille du rebond sera capitale. Leur pilonnage intérieur est facteur de fautes et avoir un pivot en moins peut être problématique sur ce type de match.
 
Le tableau de cette Coupe du Monde semble déséquilibré…
 
Sur le papier notre groupe est fort et celui avec lequel nous allons croiser l’est également. Le huitième de finale sera donc compliqué. Ensuite, par rapport aux éventuels croisements en quarts de finale, si on considère que l’Espagne a toutes les chances de finir à la première place, il vaut mieux ne pas finir troisième de la poule. Mais notre calendrier ne nous permettra pas d’être dans la position des calculateurs. En ouvrant le tournoi contre le Brésil et la Serbie, nous n’avons qu’une chose à penser : les battre pour pouvoir choisir entre la première et la deuxième place. Mais je veux surtout penser à la qualification en huitièmes. Le passé a montré que l’Equipe de France n’avait pas beaucoup de marge face à des adversaires réputés plus faibles. On connaît peu l’Egypte et l’Iran. L’autre élément à prendre en compte c’est que la Serbie me semble forte. Elle nous a dominés en préparation. Si nous n’avions pas Boris Diaw, ils jouaient sans Nenad Krstic et Milos Teodosic. C’est un des outsiders du tournoi. Quant au Brésil il a l’avantage de venir avec ses meilleurs joueurs. Nous l’avons vu jouer plus que tous nos autres adversaires. Sur le papier ils nous sont légèrement supérieurs. Mais c’est un match d’ouverture et à nous d’en profiter pour créer une petite surprise.
Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Auteur: 
Julien Guérineau (à Grenade)
Date d’écriture: 
Samedi, 30. Août 2014
Vignette: 
Chapeau: 
L'Equipe de France débute sa Coupe du Monde ce soir à 18h00 face au Brésil (en direct sur Canal+ Sport). Une rencontre déjà décisive dans la perspective d'obtenir le meilleur classement possible avant les huitièmes de finale.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB

"En 2010 j’étais spectateur"

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Quel sentiment prédomine à quelques heures du début de la Coupe du Monde ?
 
L’impatience. Cela fait longtemps que la préparation a débuté et maintenant on veut vraiment commencer. On veut connaître une montée d’adrénaline. On veut qu’il se passe quelque chose pour briser la routine. On a la chance de faire un métier où aucun match ne se ressemble, où il y a des nouveautés souvent et en Equipe de France, tout est très cadré, minuté. Les sportifs professionnels ne sont pas spécialement fans de ça… moi le premier. Tu n’es pas chez toi et donc il faut trouver des occupations ou être blindé au niveau séries et films sur ton ordinateur.
 
Et qu’avez-vous trouvé ?
 
Nous sommes allés acheter 5 Nintendo DS dans un magasin à côté. Tout le monde se met en ligne pour jouer. J’en profite aussi pour faire des choses que je fais moins d’habitude et beaucoup parler. On passe plus de temps à table à échanger sur des sujets souvent éloignés du basket. C’est très sympa surtout que ce sont des joueurs que tu verras très peu pendant la saison. Je prends ma dose. Ce matin par exemple j’ai passé du temps à discuter avec notre intendant, Théo Souman, que j’avais connu avec les 20 ans et moins en 2009 : de sa femme, de ses enfants, sa vie à Paris. Des choses simples.
 
Le vieux cliché du groupe qui vit bien est-il une réalité ?
 
Le plus important c’est d’avoir des résultats sur le terrain. C’est ce que les gens vont retenir. Tu peux avoir une équipe qui vit très bien, si elle se rate, on va entendre que les mecs n’ont pas mouillé le maillot. Mais bien s’entendre avec des coéquipiers que tu côtoies non stop, c’est important. En club, s’il y a un problème, tu vas à l’entraînement, tu fais ton travail et tu rentres chez toi. En Equipe de France ça serait compliqué s’il n’y avait pas cette entente.
 
Il y a 4 ans vous vous apprêtiez à débuter en sélection au Mondial 2010. A quel point les choses sont-elles différentes aujourd’hui ? 
 
J’avais trop pris comme une fin en soi d’être retenu pour le Mondial. Participer à la compétition c’était un truc incroyable. J’étais émerveillé par les salles, je regardais Navarro passer : wouahh ! Pas impressionné mais content d’y être. Je me faisais tout petit. Spectateur de la chose. Aujourd’hui je me sens investi d’une mission, même si je sais qu’elle ne sera pas forcément énorme. Donc je serai prêt pour amener ma pierre à l’édifice.
 
Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Auteur: 
Julien Guérineau (à Grenade)
Date d’écriture: 
Samedi, 30. Août 2014
Vignette: 
Chapeau: 
Quatre ans après son dernier passage chez les Bleus, Edwin Jackson retrouve l'équipe nationale, à nouveau dans le cadre de la Coupe du Monde. Mais cette fois, le meilleur marqueur de la Pro A veut changer son approche du tournoi.
crédit: 
Bereflex/FFBB

"Je n’ai pas de raison d’être content"

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L’ennui commence en général à se faire sentir à quelques heures d’une grande compétition. Qu’en est-il ?
 
On s’est tous acheté des DS pour jouer à Mario Kart en réseau. Mais je confirme, on se fait chier…
 
Pouvez-vous comparer l’excitation avant de débuter une Coupe du Monde à celle que vous ressentiez dans les compétition de jeunes ?
 
Dans les premières compétitions tu es comme un fou. Un gamin. Tu veux avoir ton maillot ! En A tu sais à quoi t’attendre et tu es là pour gagner.
 
Avez-vous beaucoup travaillé sur le Brésil depuis quelques jours ?
 
On a effectivement bien étudié leur jeu à la vidéo. On a commencé il y a deux jours et ça sera encore le cas aujourd’hui. Après on sait bien ce qu’ils vont faire : mettre la balle à l’intérieur sur Nene et Splitter et jouer le pick n’roll dans l’axe. On se concentre surtout sur nous. Des ajustements peuvent être faits mais ça ne bouleversera pas les grandes lignes de ton jeu.
 
Comment jugez-vous vos prestations lors de la préparation (5,9 pts à 40,0% en 13 minutes) ?
 
Des hauts et des bas… Le tournoi de Strasbourg ? Je ne sais pas trop quoi en penser mais je laisse tout ça derrière moi. J’apprends tous les jours dans un groupe nouveau avec un coach qui me demande des choses différentes et avec un statut que je n’avais jamais connu en Equipe de France.
 
Est-ce comparable avec le statut d’un rookie en NBA ?
 
Non… En club tu as le temps de travailler, de faire des erreurs. En équipe nationale tu n’a pas le temps. Quand je suis drafté en 20, les Nuggets savent que je ne vais pas leur apporter 20 points par match. Le GM va rechercher le juste milieu entre gagner et faire travailler le jeune. Ici on n’est pas là pour progresser mais pour gagner. C’est une Coupe du Monde. En NBA tu as 82 matches, pas de montées, pas de descentes. Il faut que je trouve comment aider l’Equipe de France. Ce n’est pas une question d’âge, c’est une question d’état d’esprit : rester positif et dans ce que veulent le coach et les leaders.
 
21 ans et déjà retenu pour une Coupe du Monde. Cela n’a pas l’air de vous émouvoir…
 
Je n’ai pas de raison d’être content… C’est bien de faire partie du groupe France mais si on finit 8e, je serais dégoûté. Par contre le jour où on aura une médaille je te dirais que je suis le plus heureux du Monde.
 
Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Auteur: 
Julien Guérineau (à Grenade)
Date d’écriture: 
Vendredi, 29. Août 2014
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Chapeau: 
A 21 ans, Evan Fournier est le benjamin de l’Equipe de France et dispute déjà une Coupe du Monde. Mais le joueur du Magic est ambitieux et ne veut pas se satisfaire de cette première réussite.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB

"Pas facile à avaler"

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Lésion du bourrelet glénoïdien de l’épaule gauche. Un faux mouvement a ravivé une pathologie ancienne pour Ian Mahinmi jeudi à l’entraînement et après un échange entre les staffs médicaux de l’Equipe de France et des Indiana Pacers, le forfait s’est imposé pour le pivot des Bleus. Des examens complémentaires permettront de déterminer la durée de l’indisponibilité, même si le médecin de l’Equipe de France, Serge Petuya, a évoqué une absence potentielle de 2 à 3 mois.
 
Dans quelles circonstances vous êtes-vous blessé ?
 
Je ne peux pas encore rentrer dans les détails mais j’ai une instabilité à l’épaule qui s’est refait sentir sur les deux dernières journées d’entraînement et plus particulièrement hier. Les examens n’ont pas été bons et nous avons décidé de stopper l’aventure. La blessure m’empêche de jouer. L’épaule se déboîte, se remboîte… Les risques sont donc élevés. Pour ma santé il est mieux de m’arrêter. Ensuite ma franchise était en droit de demander des examens encore plus poussés pour déterminer comment soigner et déterminer les délais de retour.
 
S’agit-il d’une blessure ancienne ?
 
Tout à fait. La blessure a été contractée avant les playoffs. Mais ça ne m’avait pas empêché de jouer. Je n’ai pas raté un entraînement ni un match.
 
Quelle a été votre réaction à l’annonce du sérieux de la blessure et donc de votre forfait ?
 
Cela m’a touché. Comme tout le monde le sait je suis revenu au sein de l’Equipe de France par la petite porte. Je voulais aider l’équipe suite aux blessures de certains et aux absences d’autres. Ce n’est pas facile à avaler le fait de ne pas jouer la Coupe du Monde à la veille du début de la compétition. Je n’ai pas passé une très bonne nuit mais ce sont des choses qui arrivent dans la vie d’un athlète de haut niveau.
 
Que retiendrez-vous de votre retour en Equipe de France ?
 
Que du positif. La sélection m’avait manqué. Ce passage m’a redonné l’envie de goûter à ce genre d’aventure dans l’avenir. Je commençais à me sentir mieux physiquement et forcément j’ai un sentiment d’inachevé.
Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Auteur: 
Julien Guérineau (à Grenade)
Date d’écriture: 
Vendredi, 29. Août 2014
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A la veille du début de la Coupe du Monde FIBA 2014, Ian Mahinmi, est revenu en conférence de presse sur la blessure qui va le priver de la compétition.
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Bellenger/IS/FFBB

Mahinmi forfait, Tillie rappelé

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Victime d’un faux mouvement lors de l’entraînement de jeudi matin, Ian Mahinmi a ressenti une vive douleur à l’épaule gauche, l’empêchant de poursuivre la séance.

Le joueur a passé une IRM dans l’après-midi qui a révélé une lésion incompatible avec la poursuite d’une activité sportive.

Ian Mahinmi est donc forfait pour la Coupe du Monde 2014.

Le staff de l’Equipe de France a décidé de rappeler Kim Tillie qui a participé à 4 rencontres de préparation cet été. Il arrivera à Grenade vendredi dans l’après-midi.

Surtitre: 
Coupe du Monde FIBA 2014
Date d’écriture: 
Jeudi, 28. Août 2014
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Chapeau: 
Touché à l'épaule gauche, Ian Mahinmi (2,11 m, 27 ans) doit renoncer à la Coupe du Monde. Kim Tillie (2,11 m, 26 ans), actuellement en préparation avec son club de Vitoria, rejoindra l'Equipe de France ce vendredi, à la veille du début de la compétition.
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Bellenger / is / FFBB

Interview Vincent Poirier : "Je suis là pour gagner la Liga"

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En mal de temps de jeu depuis son arrivée en NBA, Vincent Poirier a fait le choix de revenir en Europe à quelques mois des Jeux Olympiques. Signataire d'un contrat jusqu'en 2024 avec le Real Madrid, l'intérieur des Bleus a à coeur de prouver à la planète basket qu'il n'a rien perdu de ses qualités. Auteur de deux très bonnes performances pour ses débuts en championnat mais pas qualifié pour jouer l'EuroLeague, il a pris le temps de répondre à nos questions alors que ses coéquipiers bataillent actuellement pour une qualification en demi-finale de la compétition reine. 

Qu'est-ce que ça fait de retrouver les parquets, de retrouver son impact, du temps de jeu ?

C’était le but en revenant en Europe. Prendre du plaisir, retrouver des sensations sur le terrain. Je n'ai fait que deux matchs, ça revient progressivement. Je ne suis pas encore à 100% mais le but c’est de l’être pour les Playoffs ACB. Je vais continuer de bosser au jour le jour pour être prêt.

Quitter la NBA a-t-il été un choix difficile à faire ?

Non pas du tout. J’avais dit à mon agent qu’en vue des Jeux Olympiques je voulais jouer et que s’il fallait retourner en Europe, je retournerais en Europe. Ça n’a vraiment pas été un choix difficile, j’étais très content de signer au Real Madrid.

Si les Jeux Olympiques n’avaient pas eu lieu, auriez-vous tenté une dernière fois votre chance aux États-Unis ?

J’aurais peut-être réfléchi un peu plus, me donner une dernière chance, une dernière occasion de jouer là-bas. Mais au vue de ce que je ressentais personnellement, des derniers mois passés là-bas, la décision était murement réfléchie. La même occasion se serait présentée, sans les Jeux Olympiques cet été, j’aurais accepté la proposition.

Avez-vous privilégié un retour en Espagne car vous connaissiez bien ce championnat ou ça n'a pas eu d'importance ? 

J’ai privilégié l’Espagne parce que je pense que c’est le meilleur championnat européen. J’aime aussi la vie en Espagne, tout était réuni pour que je revienne ici. Madrid est une belle ville, une très bonne organisation, c’était difficile de dire non.

Votre départ de Philadelphie avait été largement commenté dans les médias. En Europe, le côté humain est-il plus important qu'en NBA où le business est roi ?

Le Real a été le premier club à appeler lorsque j’ai été coupé par les Knicks. En NBA c’est le business mais ce n’est pas mes affaires. J’en avais parlé dans les médias mais ça avait été amplifié. Je n’en veux pas à Doc Rivers. Après, j’aime le côté humain, quand les choses sont honnêtes et franches. Je pense que la mentalité ici est différente, moins business. Il y a une part d’affect.

Vous avez signé jusqu’en 2024 au Real Madrid. Est-ce rassurant pour un joueur de savoir que l’on va pouvoir se concentrer uniquement sur le basket, sans avoir à penser à une renégociation de contrat ? 

C’était voulu. Je voulais un contrat longue durée. J’ai fait trois déménagements en deux ans. Je suis quelqu’un qui aime la stabilité, qui aime être à l’aise dans sa vie pour être performant au basket. Là je vais être focus à 100% sur le basket, je n’aurais pas d’autres préoccupations.

Pourquoi le Real Madrid et pas un autre club ?

J’en avais marre de perdre contre eux (rires). Le Real représente beaucoup pour moi, c’est un club qui a gagné beaucoup de titres, une grosse écurie européenne. Fabien Causeur m’a appelé et on a discuté. Ça fait plaisir de sentir qu’une équipe a besoin et envie de toi. C’était un intérêt mutuel, ça s’est fait naturellement.

Vous êtes arrivé dans une équipe avec une forte présence intérieure avec Walter Tavares, Alex Tyus, Usman Garuba... Cela ne vous a pas inquiété au moment de signer ? 

Non parce que je ne vois pas ça comme une concurrence, je vois ça comme une addition. Je ne pense pas que le Real m’ait signé en se disant que j'allais être en concurrence avec Tavares, Tyus et les autres. J’ai été signé pour apporter quelque chose à l’équipe. Je peux jouer avec Tavares parce que j’ai développé un shoot extérieur. Je peux jouer avec Tyus pour les mêmes raisons. On est complémentaire, pas les uns contre les autres. C’est la mentalité qu’il faut avoir, je ne suis pas là pour prendre la place de qui que ce soit, je suis là pour apporter à l’équipe et performer avec eux.

On vous sent très à l’aise depuis votre arrivée (Vincent tourne à 11 points et 5 rebonds de moyenne en seulement 17 minutes après deux rencontres, ndlr). Pensiez-vous que ça allait être aussi « facile » après plusieurs mois sans réellement jouer ?

C’est surtout les statistiques qui montrent ça mais par exemple face à Fuenlabrada je ne fais pas une très bonne première mi-temps. Je cherche encore à trouver du rythme, à apprendre à jouer avec mes coéquipiers. J’ai un jeu basé sur le collectif, je ne suis pas un joueur d’un contre un. Je prends mes marques, mes habitudes, j’apprends à jouer avec les gars et c’est aussi pour ça que je ne suis pas encore à 100%. J’ai encore beaucoup de choses à régler mais les sensations reviennent. Ils ont besoin de savoir qu’ils peuvent me faire confiance donc il faut être performant sur les ballons que je touche.

Comment jugez-vous votre utilisation par Pablo Laso sur ces deux premiers matchs ? C’est intéressant de vous voir dominer physiquement à l'intérieur mais aussi tirer à 3 points...

J’ai travaillé en NBA, j’avais beaucoup de temps pour améliorer mon shoot. Si j’ai un tir ouvert, je n’hésiterai pas à le prendre. Après, c’est aussi au feeling du jeu. Je ne pense pas que je prendrai 10 tirs à 3 points par match. Mon fond de jeu reste le jeu près du panier, courir vite vers l’avant mais j’essaie d’alterner, de montrer que j’ai progressé et c’est quelque chose qui pourra servir pour l’Équipe de France.

Vous ne pouvez malheureusement pas jouer en EuroLeague, votre seul but est donc de remporter la Liga cette saison ?

C’est le seul objectif que je peux avoir aujourd’hui parce que je ne peux pas jouer l’EuroLeague. J’essaye de les alléger en ACB, que les joueurs puissent respirer et rester performants. Mon objectif c’est de gagner la Liga et de les supporter en EuroLeague pour qu’ils aillent le plus loin possible.

 

Surtitre: 
TEAM FRANCE BASKET
Auteur: 
Clément Daniou
Date d’écriture: 
Samedi, 1. Mai 2021
Vignette: 
Chapeau: 
De retour en Europe après plusieurs expériences difficiles en NBA, Vincent Poirier n'a pas dit son dernier mot.
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Monaco remporte l'EuroCup

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Une fin de rencontre au suspense insoutenable émaillée des hurlements d'une foule et d'un speaker en délire. C'est dans ce contexte quasi oublié, après de longs mois de pandémie mondiale, que Monaco est alllé chercher une deuxième victoire face à l'Unics Kazan pour s'adjuger l'EuroCup 2021. Un 2+1 de J.J. O’Brien à 10 secondes du buzzer puis deux lancers-francs de Marco Knight ont fait la différence dans les derniers instants. Il s’agit du premier titre européen de l’AS Monaco.

Trois joueurs du Team France Basket ont joué un rôle déterminant dans ce succès.

Damien Inglis, souvent titulaire pendant cette campagne continentale, a notamment brillé lors de la deuxième manche de la demi-finale face à Gran Canaria avec 12 points et 7 rebonds en seulement 19 minutes.

Le spécialiste défensif Abdoulaye Ndoye a franchi un cap cette saison et son interception lors du dénouement du premier match restera comme un instant décisif des finales.

Enfin Mathias Lessort, élu dans le cinq idéal de la compétition, a livré une première rencontre exceptionnelle (28 d’évaluation). Après une saison délicate en 2019/20 au Bayern Munich, le surpuissant martiniquais a parfaitement rebondi et mené sa nouvelle équipe vers une qualification en Euroleague et un titre d’EuroCup.

Surtitre: 
EuroCup
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Vendredi, 30. Avril 2021
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Trois joueurs du Team France Basket ont réalisé l'exploit de décrocher l'EuroCup. Monaco est allé s'imposer 86-83 en Russie et conclut sa série face à l'Unics Kazan en deux manches.
crédit: 
EuroCup
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Les Bleus dans un groupe relevé

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Prévue en 2021, la compétition a été reportée du fait de la situation sanitaire. La 41e édition se déroulera du 1er au 18 septembre 2022 dans cinq villes. Tbilissi (Géorgie), Prague (République Tchèque), Milan (Italie) et Cologne (Allemagne) accueilleront les phases de poule. La phase finale se déroulera à Berlin (Allemagne)

L’Equipe de France s’est qualifiée pour son 39e EuroBasket (un record) en terminant en tête du groupe G avec 4 victoires et 2 défaites à l’occasion de trois phases de qualification disputées en février 2020, novembre 2020 et février 2021. 18 joueurs du Team France Basket avaient participé à cette campagne.

Les 24 équipes qualifiées ont été réparties en quatre poules de six. Les quatre premiers de chaque poule seront qualifiés pour les huitièmes de finale à élimination directe.

Les Bleus ont été placés dans le groupe B et évolueront donc à Cologne face à :
- La Lituanie, classée 8e équipe mondiale au ranking FIBA, sur le podium de l’EuroBasket lors de trois des six dernières compétitions
- L’Allemagne, classée 17e, qui évoluera à domicile et tentera de rééditer son exploit de 1993 lorsqu’elle avait été sacrée à domicile
- La Slovénie, classée 16e, championne en titre et qui espère le retour en sélection de sa superstar Luka Doncic (Dallas Mavericks)
- La Hongrie, classée 38e, qui avait fait son retour à l’EuroBasket en 2017, après 18 ans d’absence. Un retour marqué par une qualification en 1/8e de finale.
- La Bosnie, classée 43e, absente de la dernière édition, que la France a battu à deux reprises lors des qualifications à la Coupe du Monde 2019

Jacques COMMERES (Directeur de la performance et des Équipes de France) : « Après une brillante qualification, l’Équipe de France masculine connait désormais ses adversaires pour l’EuroBasket 2022. Nous jouerons face à des équipes très expérimentées. Ce groupe B est très dense. Il faudra être prêts d’entrée. Compte tenu de ce tableau, le fort enjeu est de réussir à se hisser aux deux premières places de notre groupe pour éviter des croisements beaucoup plus délicats en huitième de finale et/ou en quart de finale. Pour rappel nous croiserions en huitième de finale (match éliminatoire) avec le groupe A, puis en quart de finale avec les équipes qualifiées des groupes C et D. »

Surtitre: 
EuroBasket 2022 - Tirage au sort
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Jeudi, 29. Avril 2021
Vignette: 
Chapeau: 
La FIBA a procédé aujourd’hui, à Berlin, au tirage au sort de l’EuroBasket 2022. La France évoluera dans le groupe B face à la Lituanie, l’Allemagne, la Slovénie, la Hongrie et la Bosnie.
crédit: 
Bellenger/IS/FFBB
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French touch en EuroCup

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Monaco débutera mardi prochain la finale de l’EuroCup face à l’Uniks Kazan. Une réussite pour le basket français qui peut également s’enorgueillir de compter deux de ses représentants dans la All-7DAYS EuroCup First Team dévoilée aujourd’hui.

A 24 ans, Isaïa Cordinier est le jour le plus jeune de ce cinq idéal. Si Nanterre n’a pas réussi à rallier le les quarts de finale de la compétition, ils ont été en course jusqu’à la dernière journée du top 16, en grande partie du fait de l’omniprésence de son arrière. Deuxième meilleure évaluation de l’EuroCup Cordinier est le joueur qui passait le plus de temps sur les parquets et pointait dans le top 10 au scoring (15,8 pts) et aux interceptions (1,7).

Dans une équipe où les temps de jeu sont très répartis, Mathias Lessort pointait à seulement 24 minutes de moyenne. Mais le pivot de Monaco sait, depuis son expérience en Euroleague, que l’intensité prime sur la durée. Cinquième évaluation de la compétition, le Martiniquais pesait dans la raquette avec ses 6,3 rebonds et 1,1 contre de moyenne. Plus important encore, Lessort a haussé le ton en quarts de finale face à Buducnost pour décrocher le titre de MVP de ce tour et porter Monaco vers la finale et une qualification en Euroleague.

Surtitre: 
Team France Basket
Auteur: 
Julien Guérineau
Date d’écriture: 
Mercredi, 21. Avril 2021
Vignette: 
Chapeau: 
Deux joueurs du Team France figurent dans le cinq idéal de la compétition : Isaïa Cordinier et Mathias Lessort.
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